Nombreux sont les conseils qui proposent à des créateurs freelance de faire du Offshore en créant une structure à l'étranger pour une activité de services qui est en fait réellement basée en France.
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Cas type n° 8 : La dissimulation d’une activité réellement réalisée en France. L’utilisation d’une structure localisée à l’étranger peut permettre de masquer le volume d’activité réellement exercé en France par un professionnel. Profil des personnes Personne physique :
Personnes morales :
Flux à l’origine du soupçon d’infractions Le compte enregistre des crédits correspondants aux prestations de conseil effectuées en France et des débits conséquents : dépenses par cartes bancaires, retraits d’espèces et virements vers d’autres structures, dont une société B basée dans un pays Y. Les recherches effectuées par Tracfin font apparaître les éléments suivants : – la société A, bien que basée dans un pays X, est en réalité immatriculée dans un pays à fiscalité privilégiée. Son dirigeant statutaire est M X. La société ne déclare ainsi aucune activité en France et est présente dans ce pays en tant que « bureau de représentation » ; – M. X travaillerait également pour le compte de la société B, basée dans un pays Y. La société B reçoit des virements conséquents provenant du compte bancaire de la société A. La société B semble prendre le relais en fin de période de la société A. En effet, le compte en France de la société A est clos peu après la réalisation des transferts de capitaux vers la société B ; – la situation fiscale personnelle de M. X n’est pas en rapport avec les sommes inscrites sur le compte bancaire ouvert en France au nom de la société A et sur lequel M. X est unique mandataire. Les éléments factuels permettent de conclure que M. X a une activité de consultant informatique réalisée en France pour le compte d’un client français, la société C. Cette activité n’est, à aucun moment, déclarée en France, ni au titre de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ni au titre de produit imposable à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés, alors que les conditions d’exploitation de l’activité de la société A en France s’apparentent à celles d’un établissement stable et que les prestations informatiques rendues apparaissent comme taxables en France. Toutes les opérations sont menées par M. X qui gère les flux bancaires et se comporte comme un dirigeant plutôt que comme un employé. Il est, par ailleurs, présent dans les statuts de la société A. Ce schéma de facturation, via des structures basées à l’étranger qui semblent se relayer dans le temps, paraît avoir pour objet de minimiser ou de dissimuler une activité imposable en France |

