100 % FREELANCE 100 % IT
100 % FREELANCE 100 % IT
 

en direct versus intermédiaire : ratio 45% sur free-info ?!

capito7

147 Messages

très actif
18/01/2018 à 15:23

Bonjour à tous,

Je lance ce post afin de connaître les méthodes actuelles pour passer "en direct" lors de prestation de direction de projet IT /direction de programme IT(ou plus largement pour n'importe quelle fonction) pour passer en direct avec des comptes du CAC 40.

Je suis freelance / directeur de projets depuis 7 ans. 15 ans Xp. A ce jour, je facture en moyenne 212J/an pour un taux moyen sur 7 ans de 620 euros/j (6 ans en Province et maintenant 1 an sur Paris).

J'évolue pour tout secteur d'activités sur les domaines refonte d'ingénierie (solutions PPM et transformation associée), refonte Finance (déploiement ERP Cloud) et déploiement de solutions règlementaires dans le secteur banque assurance.

Mon taux sur Paris all inclusive varie entre 750 et 800 euros par un intermédiaire et toujours sur des missions supérieures à 6 mois.

Mes questions sont les suivantes:

- quel est votre taux sur des fonctions similaires via intermédiaire ? ou en direct ?
- quel est le mark up de l'intermédiaire ?
- et enfin, je vois que le taux en direct est de plus de 40% en regardant le baromètre des taux des 6 derniers mois sur freelance-info. Personnellement, je suis circonspect. Je n'ai jamais connu en 7 ans quelqu'un qui travaille en direct. et encore moins je ne peux imaginer que +45% des freelances sur des missions longues chez clients CAC40 puissent évoluer en direct. Qu'en pensez vous ? si vous êtes en direct, comment vous y prenez vous eu égard des contrats cadres des grands groupes ?

Merci pour tout éclaircissement ;-)

capito7

Papus007

537 Messages

impliqué
18/01/2018 à 15:52

Bonjour,

Vous raisonnez comme s'il n'y a que des sociétés du CAC 40 qui soient pourvoyeuses de missions pour les freelances. :shock: :shock: :shock:

D'ailleurs, d'après une étude, les petites sociétés créent plus d'emplois (tous confondus) que les sociétés du CAC 40 : ce qui pourrait expliquer vos 45 %. :)

Enfin, je ne pense pas qu'il y ait un freelance qui passe en direct chez une société du CAC 40 parce qu'en général celle-ci ne travaillent qu'avec une petite poignée sociétés référencées. Je ne vois pas comment un freelance peut être référencé face à des CAPGEMINI, ACCENTURE, ALTEN, ...

capito7

147 Messages

très actif
18/01/2018 à 18:39

Papus007 a écrit :Bonjour,

Vous raisonnez comme s'il n'y a que des sociétés du CAC 40 qui soient pourvoyeuses de missions pour les freelances. :shock: :shock: :shock:

D'ailleurs, d'après une étude, les petites sociétés créent plus d'emplois (tous confondus) que les sociétés du CAC 40 : ce qui pourrait expliquer vos 45 %. :)

Enfin, je ne pense pas qu'il y ait un freelance qui passe en direct chez une société du CAC 40 parce qu'en général celle-ci ne travaillent qu'avec une petite poignée sociétés référencées. Je ne vois pas comment un freelance peut être référencé face à des CAPGEMINI, ACCENTURE, ALTEN, ...
Hello Papus, j'avoue que j'ai toujours travaillé uniquement pour des sociétés du CAC donc mes clients directs sont les intermédiaires que je drague et qui m'appellent en fonction de leurs besoins ;-)

Mais du coup quelles sont les techniques pour travailler avec des moyennes et grandes entreprises ? phoning ? comment les gens s'y prennent ;-) çà m'intéresse

je connais personne autour de moi qui m'ait évoqué ce type de business alors qu'il semble couvrir 45% du marché freelance (selon freelance-informatique) :roll:

mbCoCo

228 Messages

impliqué
18/01/2018 à 19:00

Bonjour,

Dans toutes mes missions c'était soit le réseau direct (ex collègues, ex clients de mon ancienne SSII) soit réseau indirect (un client satisfait me recommande à un autre client / BU...).

Je n'ai jamais fait du phoning, mais je participe aux événements organisés par les éditeurs logiciels (journées où clients, médias, ESN se rencontrent, c'est une bonne façon pour développer le réseau).

Vous avez également Linkedin, viadeo qui peuvent aider.

Il faut bien entretenir son réseau et laisser une bonne impression chez les clients.

michel95

520 Messages

impliqué
18/01/2018 à 20:54

Bonjour,

Pour apporter ma pierre à l’édifice je suis en phase avec l’idée de [i:47a2c0de5b]Papus[/i:47a2c0de5b] qui consiste à diversifier sa clientèle. De plus, je pense qu’il est souhaitable de diversifier également ses prestations ainsi que leur durée.

Pour toucher les autres entreprises et prestations il y a différentes techniques qui sont largement diffusées sur Internet. Si l’on s’adresse aux clients finaux, je pense qu’il faut oublier le sacro-saint CV pour prospecter, et qui n’existe que pour la forme, car ces derniers, en fait, n’en ont que faire. Il est plutôt souhaitable, en pratique, d’être capable de bâtir une offre claire, différenciante, fondée sur un bénéfice pour le client et surtout de la communiquer. Ce n’est pas facile.

Il est également intéressant de s’orienter à terme sur des prestations plutôt courtes et si possible forfaitaires vu que le TJM dans ce cas n’a plus aucun sens et que le client ne raisonne alors qu’en budget à consacrer. La durée des prestations peut faire l’objet d’une transition progressive.

Pour les contrats-cadres il est impossible de concurrencer les grosses ESN qui sont plutôt intéressées par le volume et c’est logique ; ils sont donc totalement inaccessibles à notre minuscule échelle. Par contre nous avons une carte à jouer pour des prestations courtes car les ESN ne sont absolument pas à l’aise et c’est compréhensible.

Pour certaines prestations ponctuelles les grandes entreprises sont bien obligées d’acheter en dehors des contrats-cadres. L’objectif pour un freelance est d’être repéré par un demandeur qui convaincra son service des achats d’acquérir ses prestations. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette possibilité existe dans de nombreuses entreprises. Dans ce cas, on peut se retrouver sans concurrence, par exemple lorsque la prestation est urgente, le prix peut alors calibré en fonction du service rendu et non pas en fonction de la durée.

Acathla

427 Messages

impliqué
18/01/2018 à 21:33

Papus007 a écrit :
Vous raisonnez comme s'il n'y a que des sociétés du CAC 40 qui soient pourvoyeuses de missions pour les freelances. :shock: :shock: :shock:

Enfin, je ne pense pas qu'il y ait un freelance qui passe en direct chez une société du CAC 40 parce qu'en général celle-ci ne travaillent qu'avec une petite poignée sociétés référencées. Je ne vois pas comment un freelance peut être référencé face à des CAPGEMINI, ACCENTURE, ALTEN, ...
Bonsoir,

Je suis actuellement en direct dans une entreprise CAC40 (secteur Finance), donc oui, c’est possible. Cela dépend des services. Je travaille pour ce même client en direct avec un service, via une ESN pour un autre service ou encore via une agence mobile, et dernièrement via une boîte de conseil. Le job en direct est liée à du networking, une fois sur place, lors de rencontres professionnelles avec les internes (décideurs).

Pour la partie en direct : une clause dans le contrat précise qu’il m’est interdit d’être Dépendant financièrement de lui. Cela m’oblige donc à avoir d’autres clients pour avoir un CA plus diversifié. Mais cette notion de dépendance financière est assez flou à mes yeux.

J’en conclus que pour des missions courtes, (on oublie les contrats de 3 ans), c’est beaucoup plus simple à faire passer.

J’ai eu quelques difficultés aux niveaux des achats avec certains services peu habitués à référencer et payer des entreprises ayant un capital social aussi faible (2k€), mais en restant patient et en glissant un mot au manager signataire du paiement, j’ai toujours été payé.

Paul92

1256 Messages

Grand Maître
18/01/2018 à 21:40

capito7 a écrit :Bonjour à tous,

Je lance ce post afin de connaître les méthodes actuelles pour passer "en direct" lors de prestation de direction de projet IT /direction de programme IT(ou plus largement pour n'importe quelle fonction) pour passer en direct avec des comptes du CAC 40.

Je suis freelance / directeur de projets depuis 7 ans. 15 ans Xp. A ce jour, je facture en moyenne 212J/an pour un taux moyen sur 7 ans de 620 euros/j (6 ans en Province et maintenant 1 an sur Paris).

J'évolue pour tout secteur d'activités sur les domaines refonte d'ingénierie (solutions PPM et transformation associée), refonte Finance (déploiement ERP Cloud) et déploiement de solutions règlementaires dans le secteur banque assurance.

Mon taux sur Paris all inclusive varie entre 750 et 800 euros par un intermédiaire et toujours sur des missions supérieures à 6 mois.

Mes questions sont les suivantes:

- quel est votre taux sur des fonctions similaires via intermédiaire ? ou en direct ?
- quel est le mark up de l'intermédiaire ?
- et enfin, je vois que le taux en direct est de plus de 40% en regardant le baromètre des taux des 6 derniers mois sur freelance-info. Personnellement, je suis circonspect. Je n'ai jamais connu en 7 ans quelqu'un qui travaille en direct. et encore moins je ne peux imaginer que +45% des freelances sur des missions longues chez clients CAC40 puissent évoluer en direct. Qu'en pensez vous ? si vous êtes en direct, comment vous y prenez vous eu égard des contrats cadres des grands groupes ?

Merci pour tout éclaircissement ;-)

capito7
Un directeur de projet doit se vendre en moyenne environ 1000€/j, avec une fluctation assez sensible selon le prestige de l'intermédiaire qui vous place.

Pour ce qui est de passer en direct avec les grands groupes, il existe toujours des fiches d'exception. Elles sont très rares à décrocher, et ne peuvent s'obtenir généralement qu'après une première expérience en tant que prestataire, à condition d'avoir un responsable interne très motivé pour se lancer dans les procédures avec les achats et la hiérarchie.

Pour les tarifs on peut plus ou moins s'aligner sur ceux des référencements des SSII. En plus de récupérer la marge, passer en direct est un sacré luxe qui simplifie grandement le travail commercial.

capito7

147 Messages

très actif
19/01/2018 à 11:01

michel95 a écrit :Bonjour,

Pour apporter ma pierre à l’édifice je suis en phase avec l’idée de [i:06502808aa]Papus[/i:06502808aa] qui consiste à diversifier sa clientèle. De plus, je pense qu’il est souhaitable de diversifier également ses prestations ainsi que leur durée.

Pour toucher les autres entreprises et prestations il y a différentes techniques qui sont largement diffusées sur Internet. Si l’on s’adresse aux clients finaux, je pense qu’il faut oublier le sacro-saint CV pour prospecter, et qui n’existe que pour la forme, car ces derniers, en fait, n’en ont que faire. Il est plutôt souhaitable, en pratique, d’être capable de bâtir une offre claire, différenciante, fondée sur un bénéfice pour le client et surtout de la communiquer. Ce n’est pas facile.

Il est également intéressant de s’orienter à terme sur des prestations plutôt courtes et si possible forfaitaires vu que le TJM dans ce cas n’a plus aucun sens et que le client ne raisonne alors qu’en budget à consacrer. La durée des prestations peut faire l’objet d’une transition progressive.

Pour les contrats-cadres il est impossible de concurrencer les grosses ESN qui sont plutôt intéressées par le volume et c’est logique ; ils sont donc totalement inaccessibles à notre minuscule échelle. Par contre nous avons une carte à jouer pour des prestations courtes car les ESN ne sont absolument pas à l’aise et c’est compréhensible.

Pour certaines prestations ponctuelles les grandes entreprises sont bien obligées d’acheter en dehors des contrats-cadres. L’objectif pour un freelance est d’être repéré par un demandeur qui convaincra son service des achats d’acquérir ses prestations. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette possibilité existe dans de nombreuses entreprises. Dans ce cas, on peut se retrouver sans concurrence, par exemple lorsque la prestation est urgente, le prix peut alors calibré en fonction du service rendu et non pas en fonction de la durée.
Merci Michel tu m'avais en effet donné de bons conseils il y a deux ans que j'ai par ailleurs mis en pratique (diversification). Ce qui m'a permis de substantiellement augmenter ma facturation. Autant j'ai diversifié en terme de domaines fonctionnels. Autant j'ai encore du mal non pas à construire une offre différenciante mais plutôt à vendre des missions plus courtes. En tant que Program Manager , on te prend sur l'ensemble du cycle du projet. Je serai assez preneur d'exemples de missions courtes que tu arrives à vendre en direct ? :roll:

capito7

147 Messages

très actif
19/01/2018 à 11:06

Acathla a écrit :[quote:01e6be92f8="Papus007"]

Vous raisonnez comme s'il n'y a que des sociétés du CAC 40 qui soient pourvoyeuses de missions pour les freelances. :shock: :shock: :shock:

Enfin, je ne pense pas qu'il y ait un freelance qui passe en direct chez une société du CAC 40 parce qu'en général celle-ci ne travaillent qu'avec une petite poignée sociétés référencées. Je ne vois pas comment un freelance peut être référencé face à des CAPGEMINI, ACCENTURE, ALTEN, ...
Bonsoir,

Je suis actuellement en direct dans une entreprise CAC40 (secteur Finance), donc oui, c’est possible. Cela dépend des services. Je travaille pour ce même client en direct avec un service, via une ESN pour un autre service ou encore via une agence mobile, et dernièrement via une boîte de conseil. Le job en direct est liée à du networking, une fois sur place, lors de rencontres professionnelles avec les internes (décideurs).

Pour la partie en direct : une clause dans le contrat précise qu’il m’est interdit d’être Dépendant financièrement de lui. Cela m’oblige donc à avoir d’autres clients pour avoir un CA plus diversifié. Mais cette notion de dépendance financière est assez flou à mes yeux.

J’en conclus que pour des missions courtes, (on oublie les contrats de 3 ans), c’est beaucoup plus simple à faire passer.

J’ai eu quelques difficultés aux niveaux des achats avec certains services peu habitués à référencer et payer des entreprises ayant un capital social aussi faible (2k€), mais en restant patient et en glissant un mot au manager signataire du paiement, j’ai toujours été payé.[/quote]

Merci Acathla pour ton retour. Dans le secteur Finances tu sous entends ERP - Compta - Contrôle de Gestion ou Finance de Marché ? (juste pour ma gouverne ). Ce que je comprends c'est que lorsque tu travailles en direct, c'est généralement pour des missions courtes du fait que sur une année N tu dois générer un CA diversifié en terme de clientèles ? C'est un engagement sociétal de l'entreprise cliente pour s'assurer de ton indépendance financière ?

capito7

147 Messages

très actif
19/01/2018 à 11:09

Paul92 a écrit :[quote:95296db811="capito7"]Bonjour à tous,

Je lance ce post afin de connaître les méthodes actuelles pour passer "en direct" lors de prestation de direction de projet IT /direction de programme IT(ou plus largement pour n'importe quelle fonction) pour passer en direct avec des comptes du CAC 40.

Je suis freelance / directeur de projets depuis 7 ans. 15 ans Xp. A ce jour, je facture en moyenne 212J/an pour un taux moyen sur 7 ans de 620 euros/j (6 ans en Province et maintenant 1 an sur Paris).

J'évolue pour tout secteur d'activités sur les domaines refonte d'ingénierie (solutions PPM et transformation associée), refonte Finance (déploiement ERP Cloud) et déploiement de solutions règlementaires dans le secteur banque assurance.

Mon taux sur Paris all inclusive varie entre 750 et 800 euros par un intermédiaire et toujours sur des missions supérieures à 6 mois.

Mes questions sont les suivantes:

- quel est votre taux sur des fonctions similaires via intermédiaire ? ou en direct ?
- quel est le mark up de l'intermédiaire ?
- et enfin, je vois que le taux en direct est de plus de 40% en regardant le baromètre des taux des 6 derniers mois sur freelance-info. Personnellement, je suis circonspect. Je n'ai jamais connu en 7 ans quelqu'un qui travaille en direct. et encore moins je ne peux imaginer que +45% des freelances sur des missions longues chez clients CAC40 puissent évoluer en direct. Qu'en pensez vous ? si vous êtes en direct, comment vous y prenez vous eu égard des contrats cadres des grands groupes ?

Merci pour tout éclaircissement ;-)

capito7
Un directeur de projet doit se vendre en moyenne environ 1000€/j, avec une fluctation assez sensible selon le prestige de l'intermédiaire qui vous place.

Pour ce qui est de passer en direct avec les grands groupes, il existe toujours des fiches d'exception. Elles sont très rares à décrocher, et ne peuvent s'obtenir généralement qu'après une première expérience en tant que prestataire, à condition d'avoir un responsable interne très motivé pour se lancer dans les procédures avec les achats et la hiérarchie.

Pour les tarifs on peut plus ou moins s'aligner sur ceux des référencements des SSII. En plus de récupérer la marge, passer en direct est un sacré luxe qui simplifie grandement le travail commercial.[/quote]


Merci pour tes compléments Paul. Mais peux tu étayer sur la partie TJM ? De mon Xp, sur de la direction de projet IT ERP ou Compliance IT, sur des missions en régie, on est plafonné par les contrats cadres plutôt IT qui plafonnent chez mes clients à 950 euros. En fait un ratio 80/20 on reste autour de 750 euros/ 800 euros.

Par contre, je pense que sur des contrats cadre "business consulting" on peut en effet atteindre les 1000 . Peux tu me confirmer ?

michel95

520 Messages

impliqué
19/01/2018 à 17:39

Bonjour,

capito7 a écrit :Merci Michel tu m'avais en effet donné de bons conseils il y a deux ans que j'ai par ailleurs mis en pratique (diversification). Ce qui m'a permis de substantiellement augmenter ma facturation.
Je suis heureux d’avoir contribué un peu au développement d’un collègue freelance.
capito7 a écrit :Autant j'ai diversifié en terme de domaines fonctionnels. Autant j'ai encore du mal non pas à construire une offre différenciante mais plutôt à vendre des missions plus courtes. En tant que Program Manager , on te prend sur l'ensemble du cycle du projet. Je serai assez preneur d'exemples de missions courtes que tu arrives à vendre en direct ? :roll:
A mon avis quelques pistes pour vendre des prestations courtes.

Je pense tout d’abord qu’il ne faut surtout pas se restreindre à de grands projets car c’est un terrain occupé par les grandes ESN même si l’on peut quand même proposer des prestations ponctuelles.

On peut découper finement la gestion de projet et il est opportun de :
- segmenter au maximum les prestations (je pense que les segments élémentaires peuvent se révéler nombreux) puis surtout communiquer sur les éléments pour tester l’existence du potentiel ;
- cibler des catégories de prospects très larges : de la grande entreprise à la PME voire certaines petites entreprises, administrations, associations, … donc diversifier la clientèle ;
- proposer éventuellement des prestations similaires même si on ne les maitrise pas complètement pour explorer le marché et éventuellement les développer.

Tout ce qui précède sert à tester le marché.

Enfin, et c’est probablement un des aspects les plus importants : communiquer sur ces prestations et mesurer le niveau de la demande en fonction des segments et des cibles. C’est là que l’on découvre des surprises par rapport à nos à priori. C’est un travail de longue haleine qu’il faut considérer comme un investissement initial, mais il est rentable car il assure l’indépendance et un bon niveau tarifaire.
Beaucoup abandonnent au bout de quelques mois car ils recherchent des résultats à court terme.

Dans mon cas, je vends des prestations intellectuelles classiques en informatique avec certaines spécificités différenciantes. J’ai fait tout ce que j’ai écrit précédemment. On récupère alors des clients sur tout le territoire mais j’évite de me déplacer.

Pour ma part la durée des prestations peut varier de un à vingt jours estimés. Mais en pratique, comme généralement je fonctionne souvent au forfait dans ce cas je ne connais pas les durées réelles car elles ne sont pas mesurées.

Il n’y a pas besoin de vendre des prestations complexes, il faut surtout toucher la bonne personne au bon moment et savoir se faire connaître.

A ma connaissance, ici le CV n’a strictement aucune importance et ce qui compte c’est la capacité à résoudre le problème du client. L’urgence peut avoir un poids important dans la décision.

Un point intéressant à signaler c'est que les grosses ESN et les cabinets de conseils les plus importants ne s’intéressent pas aux prestations courtes et généralement ils ne disposent pas des compétences pour les gérer.

Acathla

427 Messages

impliqué
20/01/2018 à 16:47

capito7 a écrit : Merci Acathla pour ton retour. Dans le secteur Finances tu sous entends ERP - Compta - Contrôle de Gestion ou Finance de Marché ? (juste pour ma gouverne ). Ce que je comprends c'est que lorsque tu travailles en direct, c'est généralement pour des missions courtes du fait que sur une année N tu dois générer un CA diversifié en terme de clientèles ? C'est un engagement sociétal de l'entreprise cliente pour s'assurer de ton indépendance financière ?
Bonjour Capito7,

Par secteur Finance j’étends que mon client est un gros groupe bancaire, ayant de nombreux services et filiales. Du coup, je passe d’un service ou d’une filiale à l’autre. En direct ou via un intermédiaire (j’en ai 3 au total par qui je peux passer).
Le contrat en direct est celui qui précise que je n’ai pas le droit d’etre Dépendant financièrement du client. Ma conclusion personnelle correspond donc à une obligation de diversification du CA avec d’autres clients afin de pouvoir prouver que mes revenus proviennent de plusieurs clients différents et pas d’un seul. Cependant, je n’ai jamais posé cette question au achats. Je pense qu’il s’agit d’éviter un potentiel prud’homme plutôt qu’un engagement RSE ^^