100 % FREELANCE 100 % IT
100 % FREELANCE 100 % IT
 

Evolution des TJM depuis 20 ans

Indep2013

131 Messages

très actif
19/01/2018 à 17:33

Je lance ce sujet en m'adressant aux indépendants qui exercent depuis une vingtaines d'années.
J'ai parfois entendu des anciens indépendants dire que les TJM d'avant (10, 20 ans?) étaient mieux mais je n'ai jamais eu de chiffre.

Quelles ont été vos évolutions des TJM sûr les 20 dernières années?
Je me doute que la période 1998-2001 à du être très bonne mais dans quelle mesure? (TJM x 2?)
Quelle à été l'évolution depuis 2003 (plus bas de la crise internet)?

Je me doute qu'il n'est pas facile d'y répondre dans la mesure où depuis 20 ans votre expériences à évolué (et donc normalement le TJM aussi) et que votre secteur d'activité à pu changer (et donc être plus ou moins rémunérateur)

Merci d'avance pour vos retours d'expériences !

kreionliv

43 Messages

actif
19/01/2018 à 18:18

indep2013 a écrit :Je lance ce sujet en m'adressant aux indépendants qui exercent depuis une vingtaines d'années.
J'ai parfois entendu des anciens indépendants dire que les TJM d'avant (10, 20 ans?) étaient mieux mais je n'ai jamais eu de chiffre.

Quelles ont été vos évolutions des TJM sûr les 20 dernières années?
Je me doute que la période 1998-2001 à du être très bonne mais dans quelle mesure? (TJM x 2?)
Quelle à été l'évolution depuis 2003 (plus bas de la crise internet)?

Je me doute qu'il n'est pas facile d'y répondre dans la mesure où depuis 20 ans votre expériences à évolué (et donc normalement le TJM aussi) et que votre secteur d'activité à pu changer (et donc être plus ou moins rémunérateur)

Merci d'avance pour vos retours d'expériences !
Indépendant (EI en BNC) depuis 28 ans, j'ai effectivement relevé cette baisse des TJM.
Pour moi, cela est du à l'arrivée "au pouvoir" des services achats et du système de référence obligatoire auprès d'ESN qui se gavent un maximum.
J'ai connu l'époque (lointaine) ou après une rencontre avec le DSI, une "tape" dans la main suffisait à conclure le contrat.
C'est la vie, il faut nous adapter pour continuer notre activité.
Cela ne veux pas dire accepter n'importe quel tarif pour obtenir une mission.
Pour terminer et pour exemple, une société dans laquelle j'ai travaillé il y a presque 9 ans, a diminué les TJM par 40%.

spiralis

213 Messages

impliqué
20/01/2018 à 13:42

Bonjour,

Pour ma part (profil technique développeur puis lead dev puis architecte web travaillant en région comme un certain nombre de freelances sur ce forum je pense), je confirme cette nette tendance de baisse des TJM.

Dans ma région il y a 20 ans , il n'était pas rare pour un profil technique expérimenté d'obtenir entre 500 et 650 même en passant par une SSII.

Aujourd'hui pour le même profil et la même expérience dans la même région, le commercial de la SSII va vous rigoler au visage ou se braquer si vous demandez plus de 400 (car vous comprenez le client a une grille tarifaire et lui doit faire sa marge de 20% ou plus , bla bla bla).

[b:6e760f4b3e]
[mode caliméro ON][/b:6e760f4b3e]

Comme l'intervenant précédent je pense que ceci est dû principalement à la dérive de notre métier, sa financiarisation à outrance, la toute puissance des services achats et par voie de conséquence la mainmise quasi totale des SSII sur notre activité avec la bénédiction des pouvoirs publics :

- les SSII permettent aux grands comptes de ne plus embaucher et de contrôler leur masse salariale en contournant la loi et en faisant pression sur ces même SSII pour tirer les prix vers le bas via les contrats cadre

- il n'est plus possible sur certains sites "officiels" de recherche d'emploi pour les cadres d'exclure les SSII de sa recherche d'emploi, les SSII s'inscrivant dans des catégories qui sont réservées normalement aux TPE/PME (ce qui provoque depuis plusieurs années l’écœurement des chercheurs d'emploi sur les forum de ces jobboards, sans que ces jobboards ne prennent aucune mesure vis à vis des SSII .....)

- dans mon secteur géographique, le nombre de minuscules SSII, disposant d'un seul bureau de 10m2 et fondées par des ex-commerciaux de grosses SSII explose et ce sans que ces intermédiaires sans aucune valeur ajoutée (du point de vue freelance) ne soient de près ou de loin inquiétés pour délit de marchandage ou prêt de main d’œuvre illicite (et pour celles qui ont peur de se faire redresser, il y a toujours la solution de rajouter un intermédiaire de plus, à savoir une société de portage salarial qui couvrira la SSII au niveau légal et fera baisser d'autant la rémunération du freelance, pour certaines en ajoutant des charges fictives sur la feuille de paie du freelance, voir d'autre sujets sur ce forum ....)

Pour en revenir au débat sur les TJM à proprement parler, la structure même des offres de missions a été modifiée depuis que j'exerce pour répondre à cette exigence court-termiste de réduction des coûts pour le poste IT (avec les aberrations et la baisse de qualité dans les développements que ça implique).

Il y a une vingtaine d'années il existait une vraie différenciation en matière d'expérience (et donc une vraie valorisation qui se ressentait en matière de TJM) entre :
- un stagiaire
- un débutant sans aucune expérience
- un ingénieur avec première expérience (1- 3 ans)
- un ingénieur expérimenté (3-8 ans)
- un ingénieur très expérimenté (8- 15 ans)
- un ingénieur "sénior"/expert (>15 ans)

Aujourd'hui, et en caricaturant un peu (ou pas ....) il ne reste que 2 catégories :
- stagiaire/ ingénieur junior (payé au lance pierres)
- ingénieur expérimenté/sénior (> 3 ans d'expérience) , qui encadrera d'autres développeurs au bout de 3 ans et sera directeur technique au bout de 5 ans (LOL .....), évidemment le tout avec un âge inférieur à 35 ans , au delà vous êtes considéré comme grabataire (bien évidemment vous êtes juste trop cher et plus assez corvéable).

[b:6e760f4b3e][mode caliméro OFF][/b:6e760f4b3e]

Maintenant et comme cela a été déjà débattu/conseillé sur ce forum, il reste malgré tout des voies pour ne plus subir ce système ou s'adapter :

1) se spécialiser sur une techno ou dans un domaine fonctionnel "rare" pour pouvoir encore sortir son épingle du jeu et avoir encore un [b:6e760f4b3e]TJM super sympa.[/b:6e760f4b3e]

2) ne plus travailler avec les SSII et ne chercher par soi-même avec la b... et le couteau (en fait un CRM, le téléphone, le mail) que des missions en direct, ce n'est pas toujours ces que les ingés préfèrent, mais il faut savoir parfois se faire violence (et on se rend compte assez vite qu'en mettant un costard, on ne fait pas pire voire mieux car plus crédibles que les commerciaux au sourire ultra-brite qui confondent java et javascript).

C'est le choix que j'ai fait depuis 2 ans en écoutant les conseils et le vécu de certains ici, je m'interdis (en fait je ne supporte plus) de bosser avec les SSII (quitte à rester en inter contrat).
Je démarche des PME/startup pour des missions relativement courtes (quelques semaines à quelques mois maxi avec parfois cerise sur le gâteau l'option 100% télétravail), orientées conseil ou architecture et à ma grande joie et étonnement, il existe encore une place pour nous avec [b:6e760f4b3e]des TJMs corrects car sans marge honteuse d'intermédiaire[/b:6e760f4b3e] sur ce marché que les SSII ont encore un peu de mal à adresser (quoi que certaines petites SSII y viennent malheureusement).

3) pour ceux souhaitant encore plus sortir de leur zone de confort, pour lesquels la passion de l'informatique a été tuée par ce mode de fonctionnement délirant qui fait du jeunisme une religion et dont les SSII parasites sont les églises, ou qui ne supportent tout simplement plus d'être considérés comme des "ouvriers spécialisés" mais qui souhaitent être reconnus comme de vrais cadres/ingénieurs : quitter l'informatique et valoriser son intelligence/sa passion/son énergie/son idéologie dans un domaine complètement différent et accessoirement un peu plus bienveillant/reconnaissant avec ses intervenants (qu'ils soient séniors ou juniors d'ailleurs).

Indep2013

131 Messages

très actif
20/01/2018 à 23:28

Merci pour vos retours qui ne sont pas très rassurant pour l'avenir si la tendance se poursuit :?

hmg

25725 Messages

Grand Maître
21/01/2018 à 06:05

Bonjour,

Il y a de plus en plus d'informaticiens diplômés et dans le même temps le développement de beaucoup d'activités nouvelles en lien avec l'informatique, ainsi que de nouvelles spécialités.

Le problème est donc double :
- si l'offre est plus importante que la demande, les prix baissent.
- si les domaines recherchés changent, il faut se former et s'adapter régulièrement.

Quand je faisais mes études (et mon stage), les informaticiens c'était souvent "je suis bien payé jusqu'à 45 ans, puis je pointe au chômage". Les courbes de tarifs suivaient la même courbe, bien payé quand les systèmes sont nouveaux et le service rare, puis on ne trouve plus à se vendre.

Aujourd'hui, la plupart des informaticiens se forment en permanence, s'adaptent, fonctionnent sur des niches au fur et à mesure que l'univers informatique grossit et se compléxifie. Avec certaines entreprises qui tournent toujours en partie sur de vieux systèmes, il n'y a plus de limite d'âge aussi prononcée (et les chefs d'entreprise ont arrêté de penser qu'un informaticien devait encore avoir de l'acné).

"Informatique" ne veut plus rien dire en soit pour juger d'une activité. Nous sommes sur une branche énorme et complexe du tertiaire avec de nouveaux métiers qui arrivent tous les ans.

Chacun des métiers qui s'y rattache est différent et fait appel à des techniques et outils différents.

Il est difficile de comparer les honoraires d'un métier qui existe depuis 20 ans et dans lequel des milliers sont diplômés et formés et un nouveau métier. Informatique décisionnelle, réalité virtuelle, systèmes embarqués, big data, développements sur de l'open source, télémédecine (...) autant de nouvelles pistes, nouveaux challenges et nouveaux tarifs face à d'anciens domaines de plus en plus saturés.

Cordialement,

- HMG - hmg_71@yahoo.fr
Expert comptable - Paris - www.hmgec.com
Pensez à regarder le contexte et la date des réponses. Elles ne s'appliquent pas toujours à tous les cas.

bougn

225 Messages

impliqué
21/01/2018 à 14:04

Et pour comparer ce qui est comparable, un TJM de 500€ en 2018 correspond à un TJM de 385€ en 1998 (env. 30% d'inflation cumulée sur les 20 dernières années)

Olivier_M

1359 Messages

Grand Maître
23/01/2018 à 11:11

En 17 ans, mon TJM a augmenté, parce que je me suis spécialisé sur des connaissances (je ne vais pas parler de compétences) fortement demandées. Ça n'a pas augmenté régulièrement, mais par paliers très nets : soit que je développe une véritable offre commerciale me permettant de mettre en valeur mes connaissances, soit que je change de positionnement (missions orientées "métier" plutôt que "AMOA"), soit tout simplement que j'ose demander plus.

Concrètement, durant mes 10 premières années, je facturais entre 500 et 600 euros, contre 800 à 900 euros aujourd'hui.


Edit : je partage tout à fait l'analyse de gch06.

Directeur de projet - Moyens de paiement / agrément bancaire - 20 ans d'expérience

itconsult

84 Messages

très actif
12/03/2018 à 14:05

J'etais freelance deja il y a 20 ans
Les tarifs etaient les memes ou un peu plus elevés pour les meme technos
Il y avait plus de travail que maintenant.
J'ai commencé freelance a 500 euros/jour. Je suis quand meme assez niche (SAP BC)

J'ai parfois des potes qui sont chez le meme client depuis tres longtemps (secteur public, qui est uen des rares planques) leur tarif est resté stable

Ayant travaillé avant en CDI je voudrais dire que les salaires en fixe chez le client (pas de Ssii) etaient pas moins elevés que maintenant et le CDI plutôt la norme meme en premiere embauche dans les années 1990
Actuellement c'est le CDD la norme et maintenant j'entends de plus en plus contrat de stage meme pour bac+5. si c'est pas une regression

Bien sur les prix en 20 ans sont pas restés les memes, un truc simple a compararer pour moi est mon assurance habitation pour ma maison
elle a quasiment doublé. les charges ont fort augmenté aussi

@gch6
ca marche ca si tu bosses sur techno utilisée en PME, demarcher des grands comptes je demande a voir (surtout avec le referencement)

D'accord pour les minuscules SSII, certaines m'ont meme fait perdre mon temps. parfois c'est vraiment pas sérieux, ca devient du n'importe quoi, la boite a juste une table et quelques chaises

Aurelien

29 Messages

Admin du site
07/05/2018 à 09:28

Sachez que les SSII sont une specificite bien francaise.
J'etais en Irlande auparavant, ils sont quasi inexistant, et les TJM sont correct (mais surtout la taxation).

https://www.freelance-info.fr
https://www.carriere-info.fr
https://www.turnover-it.com

phili_b

516 Messages

impliqué
07/05/2018 à 10:42

ssoltanid a écrit :Sachez que les SSII sont une specificite bien francaise.
Il ne faut pas perdre de vue que les ssii sont les créatures, indirectes ou même directe certaines fois, des grands comptes qui contournent la rigidité du marché du travail (quoiqu'on en pense).

Après moi aussi j'essaye éviter les ssii, en tout cas je refuse plus d'un intermédiaire entre moi et le client.

Et comme dit gch06 plus haut, si on ne passe pas par des ssii alors il faut prendre du temps pour prospecter, savoir le faire, avoir un réseau.
ssoltanid a écrit :J'etais en Irlande auparavant, ils sont quasi inexistant, et les TJM sont correct (mais surtout la taxation).
Il n'y a certes quasiment pas de ssii aux Royaumes-Unis et en Irlande, mais il semble qu'y a une foule de recruteurs poissons-rémora dont certains, pas tous, ont des manières pires que des ssii, donc certains prospectent en France.

En fait les ssii sont surtout incontournables pour les grands comptes à cause des référencements, mais ça tombe bien je ne suis pas particulièrement attiré par les grands comptes.

itconsult

84 Messages

très actif
13/07/2018 à 13:19

Je voudrais ajouter que j'ai connu un freelance Français vieux de la vieille (sur un projet dans les années 90) qui a bossé comme freelance dans les années 70 et 80, il y a 30-40 ans, en cobol je crois mais il etait aussi admin Vax/VMS je crois. A cette epoque encore plus lointaine l'informaticien etait rare et recherché.

le gars m'avait avoué s'etre fait des c* en or (surtout comme adin vax) a cette epoque lointaine et que les tarifs etaient deja plus bas dans les années 90 par rapport a 70/80.
comme quoi l'informatique s'est democratisée et proletarisée, les tarifs n'ont fait que baisser apparemment

michel95

520 Messages

impliqué
14/07/2018 à 05:05

Bonjour,

Ce qui a notamment changé c’est que l’offre est désormais très supérieure à la demande.
Internet a bouleversé la donne, désormais les intermédiaires et les clients finaux disposent d’un énorme catalogue comparatif à portée de souris. Ainsi, pour beaucoup d’indépendants il est possible de connaitre le tarif journalier maximal auquel ils s’évaluent eux-mêmes. Cela revient à vendre un tarif qui restera mémorisé un certain temps sur la toile. A mon avis, ceci constitue une erreur de communication difficile à corriger si l’on essaie de s’inscrire dans une stratégie de hausse de ses tarifs. On peut d'ailleurs constater que certains ont fait machine arrière mais il reste toujours des traces.

En conséquence, une des difficultés qui s’est accentuée progressivement c’est que les clients il faut aller les chercher ou les faire venir à soi.

Par rapport à ce que l’on peut observer ce qui fonctionne encore pour provoquer la rareté ce sont : la diversification, la spécialisation qui engendre le raccourcissement de la durée des missions, ainsi que la capacité à se différencier et à communiquer sur son offre.

MASTER_GIO

197 Messages

impliqué
07/08/2018 à 14:54

Bonjour,

Personnellement je ne pense que l'offre d'informaticien augmente, je vois les boites chercher à recruter et ils n'y arrivent pas, et pour certaines, elles vont chercher des recrues dans les pays du Maghreb.
Et c'est pour ça que je n'arrive pas à comprendre que les rémunérations n'augmentent pas.
Malheureusement, les services achats préfèrent payer moins cher les prestations même si la qualité n'est pas là et au final ça leur revient plus cher car ils ont payer pour un truc qui marche pas ou mal !

jmolive

2192 Messages

Grand Maître
07/08/2018 à 15:55

Ça a toujours été le pipo ambiant
"Je n'arrive pas à recruter des gens compétents à pas cher" mais je cherche des moutons à 5 pattes.
Du genre Expert tatampion > 10 ans avec compétences sur XY-rare > 5 ans pour 35 k€ ou 350 € TJM.
C'est facile de dire qu'on arrive pas à recruter.
C'est du fake.

Gérant maj. EURL IS clot 30/09

itconsult

84 Messages

très actif
07/08/2018 à 16:17

MASTER_GIO a écrit :Bonjour,

Personnellement je ne pense que l'offre d'informaticien augmente, je vois les boites chercher à recruter et ils n'y arrivent pas, et pour certaines, elles vont chercher des recrues dans les pays du Maghreb.
Et c'est pour ça que je n'arrive pas à comprendre que les rémunérations n'augmentent pas.
Malheureusement, les services achats préfèrent payer moins cher les prestations même si la qualité n'est pas là et au final ça leur revient plus cher car ils ont payer pour un truc qui marche pas ou mal !
Je crois que fondamentalement la technique, l'info etc c'est vu comme un cout et ils sont pas prets a payer pour ca.
En anglais ont dit "pay peanuts get monkeys"
les inges non info sont pas mieux lotis en general, j'en connais pas mal aussi.
La France se desindustrialise aussi, c'est prouvé, entre autres par les besoins en recrutement de profil industriels (bon indicateur) sauf quelques niches aero etc


Par ailleurs c'est valables pour les gros logiciels aussi (ces logiciels d'entreprise sont pas donnés c'est vrai, c'est un peu normal aussi mais ces grandes boites ont de gros moyens en theorie) mais on prefere acheter le moins cher ! La multinatioanle pour ses logiciels s'approvisionne chez hard discounter du logiciel, avec un resultat pas toujours probant a la clef.
J'ai connu aussi certains logiciels (CRM d'origine US par ex) qui etaient considérés trop chers meme par des grandes boites francaises, et sa se vendait pas beaucoup en France/Europe a cause de ca. A premiere vue on penserait pas a ca...

MASTER_GIO

197 Messages

impliqué
07/08/2018 à 16:37

Il y a des boites, (comme dans le luxe) qui sont prêtes à payer cher pour avoir des prestataires de qualité, en contre partie, si le résultat n'est pas là, le prestataire est dégagé illico. Malheureusement on n'a pas assez de boites avec cette mentalité en France !

CORDIA

547 Messages

impliqué
07/08/2018 à 22:15

itconsult a écrit :
MASTER_GIO a écrit :Bonjour,

Je crois que fondamentalement la technique, l'info etc c'est vu comme un cout et ils sont pas prets a payer pour ca.
C'était vrai avant...Plus maintenant, du moins dans le tertière

En cas de crise (cf 1993 2001), les budgets informatiques étaient pris comme élément variable et chutaient proche du niveau 0.

Depuis les sociétés ne peuvent plus se permettre de ne pas investir durant quelques années.....l'informatique est devenu un centre de production en soit et plus un simple coût.....il suffit de voir les crises de 2008 et 2011 qui ont été bien moins violentes pour l'informatique que les précédentes de 93 et 2001.

Pour l'industrie, c'est un milieu que j'ai quitté en 98 et je ne me prononcerait pas....à l'époque nous étions clairement un centre de cout que l'on installé dans les locaux les plus minables et on adorait vous faire remarquer en réunion le gouffre financier de votre projet informatique dont on doutait évidemment de l'intérêt stratégique tout en anticipant d'avance les nombreux problèmes qu'il allait engendrer.

...

GaFree

137 Messages

très actif
07/08/2018 à 23:42

La réponse simple et tjrs vraie est que c du a l'offre et la demande. Par contre , sur le marché français précisément, la présence des SSII joue un rôle très important malheureusement. Si on continue a trouver des missions avec une facture correcte c parce que le marché est vraiment demandeur . Si on regarde un domaine comme automobile, le marché est à un point de quasi saturation pour les ingénieurs en mécanique et ainsi les grosses ssii comme alten , altran... imposent la prestation groupé a un prix global intéressant pour le client et pour eux ( en imposant des salaires tres bas ) . Malheur4suement , le marché francais n'est pas vraiment favorable pour les freelances .

ZakTech

93 Messages

très actif
08/08/2018 à 16:56

Je compte passer freelance prochainement, ce poste fait peur lol.

htnfr

808 Messages

impliqué
08/08/2018 à 17:50

ZakTech a écrit :Je compte passer freelance prochainement, ce poste fait peur lol.
Sauf qu'on a le même problème pour les salaires :D

guessavril

72 Messages

actif
08/08/2018 à 21:28

Hello,
Je pense et c'est juste d'après mon expérience que justement le client final en a un peu marre d'avoir des profils junior à 300-500e (domaine MOA dans mon cas) et à se retrouver à gérer des décalages dans le planning ou des modifications à cause de l analyse et conception de départ.
Avec le transfert d'activité vers Bangalore, Portugal, Espagne, il ne peut plus se permettre d avoir du retard dans les projets avec tous les intervenants world wide. Du coup on a un peu l'effet inverse. Mais comme c'est dit plus, il faut assurer. Mais bon si on est freelance avec un minimum de professionnalisme, c'est qu'on assure;)
Jean-Louis.
J'en profite pour remercier tous les intervenants du forum car ayant créé ma boîte en 2015 (eurl) j'ai été amené avant la création et jusqu'à maintenant a consulter les différents avis sur les différents sujets.
Cela m'a été d'une grande aide.
Gain de temps, pas d'intérêt dissimulé dans les avis,
etc..

itconsult

84 Messages

très actif
13/08/2018 à 14:23

J'ai bossé en CDI (le CDI etait la norme pas le CDD) avant d'etre freelance dans les années 90 et les salaires etaient pas beaucoup plus bas que maintenant. Dois-je evoquer l'evolution du cout de la vie, loyers charges etc depuis 20 ans ?

On payait les formations a l'epoque, meme dans les petites boites. j'ai eu 2 mois de formations tous frais payé par un gros editeur. tous mes collegues idem. demander une formation etait considéré comme normal comme employé.

Actuellement je vois et j'entends
- la majorité des embauches de jeunes inge c'est en SSII, tous ceux que je rencontre c'est comme ca. Les SSII sont parvenues a verouiller le marché semble-t-il
- la majorité des embauches c'est du CDD en France, dans la plupart des secteurs. avant c'etait le CDI.
- on paye pas ou plus les formations (SSII etc), on forme sur le tas

recemment j'ai entendu le ponpon en France/belgique, des informaticiens experiementes, 5-10 ans engagés sous forme de stage, parfois ils cotisent pas pour la secu !

Peut-etre d'autres peuvent confirmer ou infirmer ces infos ? quel est votre avis pour ceux qui ont connu les années 90 ?

13thFloor

195 Messages

impliqué
13/08/2018 à 16:02

J'ai connu 2 vagues dans ces années-là : le creux de 92-93 et les cîmes de 98-99. Gros salaires et grosss augmentations/primes en 99-00, bulle internet en pleine croissance + startup tout azimut (et retour de baton en 2001).
Coté formation, des comptes ont été mis en place dans les ssii mais pas sûr qu'il suive le salarié quand il démissionne (ou se fait jeter).
Il y a des milliards de collecté (+ de 30) et tout n'est pas dépensé (en formation en tout cas). Cherchez qui gère la formation continue. Mais autre sujet.
Quelques grands comptes paient des formations intra pour les internes [b:e7751715b9]et[/b:e7751715b9] les externes (vécu avec 3 dont 2 récemment).
Dans les années 90 j'ai connu le recrutement sur mission (de + en + depuis 2000) et le recrutement sur profil mais jamais en CDD "officiel".

doanduyhai

35 Messages

actif
18/10/2018 à 00:28

Alors il faut savoir raison garder, le TJM dépend bc de l'offre et de la demande, et donc de la technologie sur laquelle vous êtes.

Pour info en ce moment les technos front Web à la mode sont très très très demandées, un exemple délirant de salaire en CDI (imaginez en freelance): https://www.linkedin.com/pulse/les-nouveaux-postes-de-d%C3%A9veloppeur-js-en-mars-2018-martin-cerbelle/

Pour les technos suivantes vous avez une vrai pénurie ce qui tire les TJM vers le haut:

1) Big Data et NoSQL
2) Cloud (AWS, Azure, GCP)
3) Machine Learning
4) Techno Container (Docker, Kubernetes)

Récemment j'ai entendu dire par plusieurs sources que le directeur des achats d'une grande banque a directement dit aux commerciaux des SSII:

Ecoutez, nous on cherche des bons, débrouillez vous pour les retenir en interne. S'il le faut on prendra des indeps en direct
Et je confirme que pour ladite banque, si le profil est recherché, ils prennent en direct (avec des délais de paiement de folie genre 15 jours après la fin du mois)

Les SSII (parisiennes en tout cas, je connais pas la situation en région) sont en train de vivre une période de transition. Elles ont un taux de turn-over énorme car désormais les bons développeurs ont le choix entre:

1) être freelance
2) rentrer en interne des grosses boites qui commencent à ré-internaliser en masse, sous l'effet de la numérisation générale du marché
3) la scène startup parisienne qui explose (j'ai vu passer des offres de CTO à 80k€)
4) les grosses boites technos américaines GAFA, Uber, Netflix ...

Avec tout ça, les gens ont compris qu'ils n'ont aucun intérêt à rester en SSII du coup ces dernières commencent à développer des filiales dédiées au portage de freelance pour essayer de grappiller quelques parts du gateau qui est en train de leur échapper.

Mais vu la réputation de merde qu'elles se trainent depuis 20 ans, c'est mort. Elles vont se manger ce retour de balancier.

Bon évidemment tout ce raisonnement est conditionné au fait d'être bon ...

_lael

486 Messages

impliqué
18/10/2018 à 12:25

Pour prendre un exemple opposé, la direction des achats d'une autre grande banque qui demande à revenir à un système de shortlistage avec seulement une poignée de SSII référencées au lieu de plusieurs dizaines afin de pouvoir négocier des prix de gros.

Ce qui a pour effet de pousser ces SSII à recruter 30-50% en dessous du prix du marché pour rester référencé auprès de ce client et fournir des prestataires aux tarifs de gros ridiculement bas.

Puis forcément avec un prix d'appel aussi bas ils n'en ont pas forcément pour leur argent et la qualité globale des prestations se dégrade.


C'est cyclique en fait et on se contente de subir en tant que freelance.
Mais globalement il en ressort que les grands groupes français ne sont plus forcément prêts à mettre les moyens, comme ça avait pu être le cas par le passé, pour avoir les profils qu'ils recherchent sauf rares exceptions.
Et qu'au final c'est plus régit par une logique financière que par une logique qualitative.