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perspectives futures après covid / freelances /

youcef91

44 Messages

actif
17/12/2020 à 15:54

hello les frees,
Un sujet à débat .... pensez-vous que a court & moyens terme (après 2020) les clients prendront plus des prestataires externes (freelance et prestas) ou ils vont privilégier les embauches en internes ... ? 
Laissez vos avis et ce que vous pensez ...

Droopyann

109 Messages

très actif
17/12/2020 à 18:14

Hello,
Sur 2021, je pense qu'il n'y aura que très peu de recrutement en interne. En effet, la situation n'étant pas stable, et avec peu de visibilité, c'est plus sécurisant de faire appel à des prestations externes, qui peuvent plus facilement s'arrêter.

p0ulp3

122 Messages

très actif
17/12/2020 à 18:35

J'ai un ancien collègue embauché il y a deux ans, qui s'est fait licencier ce mois ci.
La philosophie de la boite:
- licencier coute environ 3-4 mois bruts max aux prudh'ommes avec les ordonnances de macron pour 2 ans d'ancienneté (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33999)
- on embauche (il y a 6 mois) tous les prestas pour réduire les couts

Avec le recul, ca reste effectivement moins cher d'embaucher puis licencier, si on ne prend pas en compte le coté humain

Droopyann

109 Messages

très actif
18/12/2020 à 10:48

Bonjour,

Je pense qu'il manque une partie du message

Je suis d'accord sur le fait que les licenciements coutent moins cher depuis les ordonnances Macron et les plafonds mis en place sécurisent les entreprises dans leurs budgets licenciements. Ca me semble effectivement préjudiciable pour le salarié.
Néanmoins, est-ce que beaucoup d'entreprises s'amusent à internaliser des prestataires pour les licencier au bout d'un ou deux ans, ça me surprend.

Dans l'exemple que vous donnez, c'était une petite boite ou une grosse ?

p0ulp3

122 Messages

très actif
20/12/2020 à 15:23

Je me suis mal fait comprendre, l'idée n'est pas selon moi d'internaliser les prestas pour virer 2 ans après, mais plutot de se dire "meme si je dois licencier, en cas de problème, ca reste moins cher d'embaucher+licencier plutot que prendre un presta".

Il s'agissait d'une petite boite, filiale d'un grand groupe :-) mais ca reste un cas particulier donc à prendre avec des pincettes.

_lael

551 Messages

impliqué
21/12/2020 à 12:56

Droopyann a écrit :Je suis d'accord sur le fait que les licenciements coutent moins cher depuis les ordonnances Macron et les plafonds mis en place sécurisent les entreprises dans leurs budgets licenciements. Ca me semble effectivement préjudiciable pour le salarié.
 
On peut voir les choses d'une autre façon, c'est d'ailleurs ce qui a justifié les ordonnances Macron.
C'est peut-être préjudiciable pour le salarié en temps de crise, mais la crainte de réembaucher par peur de devoir à nouveau se séparer des employés fait bien plus de mal à l'emploi et à l'économie à moyen/long terme de mon point de vue.

C'est pas non plus comme si les salariés licenciés étaient à la rue.
Ils partent avec un gros chèque et des droits au chômage, ça leur laisse le temps de se retourner.
D'autant plus si cette "flexibilité" stimule la reprise économique et les recrutements qui s'en suivent.

Alors qu'à l'inverse, mettre trop de restrictions sur les licenciements ça ralentit la reprise après une crise économique et donc les recrutements.
Les entreprises hésitent à embaucher par peur de se retrouver avec des employés sur les bras qu'ils n'auront peut-être plus les moyens de payer.
Il y a aussi la pression des actionnaires qui veulent un retour rapide aux bénéfices bien entendu, c'est la réalité, on ne peut pas y faire grand chose. Le "coût du travail" était particulièrement important en France, les freins sont élevés sur le recrutement en temps de crise, par manque de flexibilité, ce qui du coup fait peur.

Et si les dirigeants ne contentent pas les actionnaires, ils risquent une dévalorisation en bourse, ce qui veut dire la fuite des investisseurs, l'augmentation de la crainte des partenaires qui ne voudront plus travailler avec eux, une baisse inévitable d'activité et un effet boule de neige qui va plonger l'entreprise en récession ainsi que le reste de l'économie.
Et dans le pire des cas c'est aussi comme ça que tu vois des fleurons français se faire racheter à bas prix par des fonds d'investissements étrangers.
Plein de bons principes ils ont voulu bien faire en maintenant une politique sociale accomodante avec le personnel et les syndicats, ce qui n'était clairement pas tenable vis-à-vis des actionnaires qui ont quitté le navire.
Bien entendu, une fois racheté, c'est la restructuration et le démentèlement de ce qui n'est pas rentable et des milliers de personnes en licenciement économique et des filières françaises entières à jamais perdues.

Picasso4All

49 Messages

actif
21/12/2020 à 14:24

Je comprends le message sur le méchant actionnaire.
Mais on devrait également se pencher sur la productivité au travail avec le sujet de la formation qui y contribue.

Membre-02512492

5 Messages

nouveau
22/12/2020 à 19:58

Vous oubliez juste quelque chose de très important. Un interne et un prestataire ne font pas partie de la même catégorie budgétaire.
Clairement augmenter la masse salariale est très mal vu vis à vis des actionnaires et des indicateurs financiers.

Je pense que dans le futur ce qui va se développer et qui jusqu’à présent a été bloqué par les syndicats c’est le «contrat mission».
Mais même là, les grandes entreprises préféreront toujours sous-traiter la sélection de candidats à des entreprises externes.

Q.Yann

13 Messages

discret
08/01/2021 à 19:59

La loie ne dit-elle pas ?
- pour un licenciement il faut justifier sinon l'employé peut demander à être réintégré + dédommagement.
- si motive économique -> il a un temps ou on ne peut pas embaucher derriere. De mémoire 2 ans.

Je suis pas DRH mais je peux demander... car j'ai pas suivi le changement du code du travail.. j'étais déjà freelance XD

Ozymandias

84 Messages

très actif
21/01/2021 à 19:05

Q.Yann a écrit :pour un licenciement il faut justifier sinon l'employé peut demander à être réintégré + dédommagement.
En fait depuis la dernière grosse réforme du travail, les indemnités de licenciement ont été plafonnées. Et les indemnités aux Prud'hommes aussi.
Donc même si le motif de licenciement est un peu bidon, ça peut coûter peu d'argent à la société surtout si elle est grosse et qu'elle peut raisonner d'un point de vue "statistique".
Par exemple :
  • Si la société vire telle personne, elle paie max X€ d'indemnités.
  • Cette personne a 10% de chances d'aller aux Prud'hommes, 50% de chances de gagner, et si la société perd, elle paiera au plus Y€ d'indemnités.
Il y a des grosses boîtes qui avaient monté des outils pour calculer ce genre de paramètres. Ça leur permet de faire des prévisions de leurs indemnités à payer pour les licenciements de l'année en fonction des profils (salaire, ancienneté, risque d'aller au Prud'hommes, etc.)