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2021, de CDI à Freelance : les étapes, et comment conserver le client actuel

PierreJDN

4 Messages

nouveau
23/12/2020 à 09:59

Bonjour à tous,

Ayant déjà lu quelques questions/réponses sur le sujet sur ce forum, j'ai déjà quelques éléments de réponse en tête. Néanmoins ce grand pas pour passer d'un CDI à Freelance n'étant pas anodin, je me pose quelques questions que je vais tenter de résumer ici. D'avance, merci pour vos réponses.

Mon profil : 
4.5 ans d'expérience, en CDI 
- Un peu moins de 3 ans en tant qu'AMOE dans une banque via une 1è SSII
- Démission de celle-ci début 2019 afin d'entrer dans ma SSII actuelle, et en poste depuis mi 2019 en tant que Responsable d'Appli / CP dans une grande entreprise (un peu plus d'1 an et demi chez le client à l'heure actuelle)

Dans quelques mois, cela fera 5 ans que je suis dans l'IT, et j'aimerais franchir le cap et passer indépendant. Mon client est très satisfait de moi, et m'a déjà budgetté pour tout 2021 (voire +, il faut savoir qu'il n'y a pas de "limite de 3 ans" là ou je travaille). Voici donc mes quelques questions, sur le sujet :

- dans l'ordre, à qui dois-je parler de ma situation : à ma SSII en premier, puis au client ? Comment aborder le sujet ? La rupture co est-elle bien la seule manière d'obtenir ARE/ARCE et ACRE une fois l'entreprise créée ?
- dans l'ordre, comment dois-je procéder : rupture co / fin de mission ; déclaration à Pôle Emploi ; création d'entreprise ; demande des aides disponibles ?
- le client voulant me conserver à long terme (et c'est réciproque), puis-je réellement pouvoir espérer rester chez le client en changeant de statut ? Comment aborder le sujet avec ma SSII actuelle ?
- je ne vois aucun inconvénient à garder cette SSII comme intermédiaire de portage. Quel type de portage dois-je envisager, salarial ou commercial ? Je n'ai pas tout à fait saisi la différence. De même, ma SSII n'est référence qu'en "2è niveau" (non prioritaire) chez le client. Pourra-t-elle ainsi me "re" proposer tout de même pour le même poste que je quitte en CDI, avec mon nouveau statut, malgré cette contrainte ? Quelle doit être l'action du client là-dessus : changer le nom du poste, me mettre sur un projet/poste différent, etc., afin de rester dans le cadre de la légalité ?

Voici mes premières questions, d'autres suivront surement.

Merci de m'avoir lu jusqu'ici, et excellentes fêtes de fin d'année à tous.

_lael

555 Messages

impliqué
23/12/2020 à 11:27

Déjà des clauses de non concurrence (vous) et de non sollicitation (client) vous empêchent de travailler ensemble.
A moins d'un accord écrit et signé de la SSII ce n'est pas la peine d'y penser.
Le changement du poste y changera rien.
Et honnêtement, j'ai jamais entendu parler d'une SSII ayant jamais accepté une telle chose car elle a rien à y gagner mais tout à y perdre et bien entendu ausssi pour éviter un effet boule de neige.


Concernant votre passage en freelance ou portage via la même SSII, sur le papier ça paraît plus facilement faisable car la SSII est un peu moins lésée, bien que ça impacte sa marge quand même (ils se margent parfois à plus de 50% sur les CDI contre 20% pour un freelance).
Mais c'est qu'une impression. En vrai, pour les mêmes raisons qu'au dessus et "par principe" j'ai encore jamais vu de SSII accepter.

Accessoirement si vous comptez sur la rupture conventionnelle pour les droits au chômage ce n'est désormais plus nécessaire.

PierreJDN

4 Messages

nouveau
23/12/2020 à 12:10

Bonjour et merci de votre réponse rapide.

OK pour les clauses de non-concurrence, néanmoins je souhaite présenter les choses ainsi : étant donné que je souhaite passer indépendant, mais que j'ai un client qui veut me conserver, ne puis-je pas "négocier" avec ma SSII de changer de statut tout en restant chez le client, sachant que l'affaire est déjà là (aucun travail de recherche d'affaire pour eux et une marge toujours présente même si moindre qu'actuellement) ? Je souhaite en effet continuer à travailler chez le client, mais en étant porté par ma SSII actuelle (pas de "perdant" dans l'histoire). En terme de légalité, est-ce faisable ?

Concernant votre dernière phrase, quels sont les autres moyens à disposition ? Démission (il me semblait que ce n'était toujours pas d'actualité ou alors sous conditions drastiques) ? Licenciement ?

Merci encore.

Droopyann

110 Messages

très actif
24/12/2020 à 14:47

Je reprends les propos d'un autre membre du forum (Acant) sur un autre fil :

Lors d'un refus de rupture conventionnel, il est possible d'obtenir les droits chômages via le nouveau dispositif démissionnaire depuis le 1er novembre 2019.

https://demission-reconversion.gouv.fr/

Attention aux conditions, les principales :
- Avoir côtisé 5 ans
- Ne pas démissionner avant l'avis favorable de la commission du dispositif
- Avoir un projet à caractère réel et sérieux
Ca semble intéressant, mais je n'ai pas encore vu de retour d'expérience.

Pour ma part, en des temps moins compliqué, j'ai déjà vu des ESN accepter qu'un interne devienne freelance. L'idée était effectivement de ne perdre ni la personne, ni la mission.
La société en question savait pertinnement que la personne partirait si elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait.
Donc oui, c'est possible. Est-ce que c'est courant, je ne pense pas.

Ozymandias

84 Messages

très actif
24/12/2020 à 18:42

Droopyann a écrit :Je reprends les propos d'un autre membre du forum (Acant) sur un autre fil :
Lors d'un refus de rupture conventionnel, il est possible d'obtenir les droits chômages via le nouveau dispositif démissionnaire depuis le 1er novembre 2019.

https://demission-reconversion.gouv.fr/

Attention aux conditions, les principales :
- Avoir côtisé 5 ans
- Ne pas démissionner avant l'avis favorable de la commission du dispositif
- Avoir un projet à caractère réel et sérieux
Ca semble intéressant, mais je n'ai pas encore vu de retour d'expérience.
J'ai un collègue qui avait présenté son projet de passer freelance à la commission et qui a été recalé. Alors qu'il avait de l'expérience dans un marché très porteur (data).
Ils lui ont dit qu'ils cherchaient plutôt à privilégier les personnes qui veulent démissioner pour créer une start-up, devenir artisan, etc.

Il est passé parmi les premiers de ce nouveau système donc les criètres ont peut-être changé depuis.

PierreJDN

4 Messages

nouveau
26/12/2020 à 14:25

Merci pour vos retours, je vais me renseigner plus attentivement sur ces conditions d'accès aux droits chômage après démission. 

Quand vous parlez de la commission, c'est la commission qui étudie les dossiers afin d'accorder les droits chômage aux démissionnaires + créateurs d'entreprise, c'est ça ? Si on passe par une rupture co, pas besoin de cette commission ?

Bonne journée,
Pierre

Droopyann

110 Messages

très actif
29/12/2020 à 21:05

Effectivement, après une rupture conventionnelle, pas besoin de cette commission, les droits aux chômages sont automatiques, si vous remplissez les conditions bien sûr (notamment un certain nombre de mois de cotisation), ce qui semble être votre cas.

soso07

24 Messages

discret
04/01/2021 à 10:15

Bonjour, j'ai été dans le meme cas que toi, c'est tout à fait possible car je l'ai fait, j'étais en CDI depuis 2 ans et en mission, puis j'ai démissionné et j'ai proposé de rester en portage salarial en passant par eux et ils ont accepté (mais bon il avait en travers de la gorge). C'est le client qui a mis pression sur eux pour que je reste. C'est quitte ou double. Bon chance.

PierreJDN

4 Messages

nouveau
05/01/2021 à 21:00

Merci pour ton retour d'expérience.
Peut-être as-tu des tips / conseils ?
Tu as démissionné avant ou après avoir proposé de rester en portage ? As-tu eu accès tout de même à l'ACRE etc. ?

Merci, et meilleurs vœux.