100 % FREELANCE 100 % IT
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Auteur : da23ad

Posté le 27/04/22 à 13:14 :

Ma question est de savoir ce qu'il est possible de faire contre ceux qui utilisent frauduleusement les données.

Posté le 27/04/22 à 11:31 :

Bonjour à tous...

J'ai constaté depuis quelques temps que de je recevais de plus en plus d'appels de recruteurs ayant trouvé mes coordonnées sur des sites sur lequel je ne suis pas inscrit. Je suspecte que certains s'inscrive sur freelance info, aspire le maximum de CVs pour alimenter leur propre plateforme dont l'abonnement est bien moins cher. 

Un des recruteur m'a donné le nom du site ou il m'avait trouvé. Que peut on concrètement faire ? à part demander à ce site de supprimer les données perso. J'ai jeté un oeil sur le site de la CNIL et je n'ai rien trouvé de probant.

Posté le 27/04/22 à 11:24 :

Loris93 a écrit :
Le digital a vraiment impacté le monde comme l'explique https://balencio.com/solutions/hyper-connectivite/ .
Digital en français signifie "relatif au doigt" (exemple: les empreintes digitales) ... Le terme correcte est numérique.

Posté le 04/04/22 à 14:05 :

Enicay a écrit :"les indépendants ne sont pas les plus à plaindre".
40% des indépendants déclarent des revenus inférieur au SMIC.
25% appartiennent aux 10% de la population la plus riche, contre 12% des salariés.
Merci de siter vos sources s'il vous plait. D'autre part, personne n'est obligé d'être indépendant. Si on n'est pas en grande capacité de "faire du chiffre", il faut effectivement eviter ce statut quand c'est possible

En 2019, le salaire moyen des TNS était de 3830€ par mois. On est donc là dans la tranche des 11% les plus riches....donc mon propos est toujours vrai.

source : https://www.capital.fr/votre-carriere/decouvrez-les-revenus-des-travailleurs-independants-secteur-par-secteur-1411110#:~:text=En%202019%2C%203%2C5%20millions,mois%2C%20hors%20micro%2Dentrepreneurs.

Posté le 04/04/22 à 13:59 :

Freelance91 a écrit :Je sais bien que ça ne vient pas de vous

Une grande partie des travailleurs indépendants est constituée de chauffeurs Uber, livreurs Deliveroo ... et autres néo "esclaves" payés une misère.
Dans ce cas, il y a ceci : 

https://avenirencommun.fr/livrets-thematiques/le-livret-uberisation/


PS : tout ça pour dire que ce n'est pas en ce contentant de regarder BFMTV qu'un électeur peut se faire une véritable idée des programmes électorales... que chacun fasse un travail de recherche et de lecture des programmes détaillés avant de se plaindre en disant que les candidats n'ont pas de mesures sur ceci et celà.

Posté le 04/04/22 à 12:25 :

Freelance91 a écrit :
da23ad a écrit :
  • Supprimer la flat tax et imposer les revenus du capital comme ceux du travail
Quelle idée de géni, sur 100 euros, la société paye déjà 25% d'IS et ensuite l'individu paye 30% de flat-tax, donc les dividendes sont déjà hyper taxés !
Hey molo , ce n'est pas moi qui ai écrit le programme .
Quoi qu'il en soit, il est assez facile de constater qu'en général les indépendants ne sont pas les plus à plaindre. 

Pour référence, un indépendant à 400€ de TJM se versant au moins 4400€ par mois de salaire fait partie des 7% les plus riches.

https://mon-entreprise.urssaf.fr/simulateurs/ind%C3%A9pendant
https://www.inegalites.fr/salaire-etes-vous-riche-ou-pauvre

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Sujet: TJM oui mais pour combien d'heures ?
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Posté le 04/04/22 à 10:38 :

Droopyann a écrit :@da23ad :
Je ne remets pas en doute votre stratégie, je la trouve juste contre intuitive.
Elle reste très intéressante sur le principe.
En fait, j'aimerai bien avoir (en message privé si vous ne voulez pas le diffuser publiquement) quelques exemples chiffrés de ce que ça a pu donner dans votre situation ? Quel poste dans quelle région ? Quelle était votre TJM de départ ? Combien proposait l'ESN ? Quel est l'accord que vous avez négocié (TJM début de mission / quand et quelle baisse de TJM / Jusqu'à combien ?)
Mission en IDF
Mon TJM de départ n'a pas d'important. Il était 50€ au dessus de ce que proposait la SSII. Diminution de 25€ au bout de 9 mois.
Visibilité sur la mission : 3 ans.
Droopyann a écrit :Pour moi, l'ESN a un travail important en amont (trouver le client, se faire référencer, être au courant des appels d'offres, connaitre les besoins spécifiques du client ...) et lors de l'appel d'offre (recherche de candidats, préparation, présentation, entretiens ...).
En revanche, une fois la prestation lancée, l'ESN n'a quasiment plus rien à faire. Il y a un peu d'administratif (gérer 1 facture et 1 CRA par mois) et si le commercial est pro, 1 entretien tous les 2 mois avec le consultant. Ca représente un coût minime pour l'ESN.
 
Le souci de votre propos est que vous ne semblez pas différencier les tâches de la SSII.... D'un coté il y a les chargés de recrutement dont le travail consiste à faire ce que vous avez mentionné.... et d'un autre coté il y a les gestionnaires dont le travail est de gérer la facturation. Les deux travaillent à temps plein, à plein régime si je puis dire.... On ne peut donc absolument pas dire qu'à un moment (en phase de réponse à l'AO) la SSII est à plein régime et qu'ensuite, une fois que le consultant est en mission, la cadence de la SSII diminue.... C'est factuellement FAUX.

D'autre part, vous semblez oublier que le role d'une SSII est de faire le plus de marge possible, tout en proposant un prix de vente le plus interressant possible pour le client final. Sachant cela, c'est bel et bien votre TJM que la SSII va systématiquement cherché à rogner. Il suffit pour cela d'écouter les chargés de recrutement qui ont cette belle phrase :

" Ah oui, mais monsieur Dupont, votre TJM est au dessus du budget / des grilles de mon client"

C'est formidable ! Dans cette phrase on fait complètement oublier que la SSII prend une marge...Et elle permet de faire culpabiliser le consultant.
Droopyann a écrit :
Donc plus le temps va passer, plus le contrat sera rentable pour l'ESN, puisqu'elle a une sorte de rente sur le consultant.
C'est dans ce contexte que je trouve contre intuitif de baisser le TJM et d'augmenter encore la "rente" de l'ESN. Il me semblerait plus logique au contraire d'augmenter le TJM du consultant avec le temps (sans changer le TJM client).
 Je comprend votre raisonnement.... Mais le mien consiste à dire que la promesse de mission longue n'engage que les naïfs qui veulement prendre le risque la croire en baissant leur TJM en amont. Et qu'en proposant une baisse de TJM en aval, vous faites un effort dans le sens de la SSII, tout en défendant vos intérets puisque vous diminuez le risque de perte de chiffre d'affaires en cas de fin de mission prématurée.
Et si c'est contre intuitif, c'est parce que malheureusement, la grande majorité des indépendants IT ont un état d'esprit de salarié de SSII.

Le principe est pourtant simple :

Option 1: Soit vous avez la garantie de la durée de la mission (cf que la commande va être passée) et vous pouvez baisser votre tarif en amont = syystème d'économie d'échelle. Exemple : vous achetez une formation en ligne accessible pendant 12 mois, vous payez immédiatement le prix de 10 mois (par exemple 100€ aulieu de 120€).

Option 2: Soit vous n'avez pas la garantie de la durée de la mission et vous proposez une baisse de votre tarif en aval = système de fidélisation. Exemple: les enseignes qui vous offrent des bons d'achat pour vous remercier de votre fidélité.
Droopyann a écrit :

En revanche, pour ce que je fais (gestion de projet, management de transition), les personnes, l'organisation, les méthodes de travail sont spécifiques à chaque client et nécessite un temps d'adaptation. Il y a également le lien de confiance à créer avec le client. Tout cela prend du temps, et va permettre d'améliorer la productivité globale, et rendre ainsi le consultant plus efficace.

La gestion de projet chez la majorité des clients grand compte, c'est ITIL ou AGILE...Et c'est au consultant de se renseigner sur ce genre de choses en amont durant l'entretien (encore un vaste sujet que celui des entretiens et l'incapacité des consultants à poser les bonnes questions)....Les personnes, l'organisation ? C'est au client de vous fournir les informations... Et franchement , c'est suffisament négligeable pour ne pas y adosser une différence de tarif dans le temps. La confiance à mon avis n'implique pas une modification de tarif. La qualité de votre prestation, oui.

Posté le 04/04/22 à 09:28 :

Faire la révolution fiscale:

  • Refonder l’impôt sur les sociétés pour établir l’égalité devant l’impôt entre PME et grands groupes, instaurer un barème progressif en fonction des bénéfices réalisés et selon leur usage et favoriser l’investissement plutôt que la distribution de dividendes
  • Supprimer la flat tax et imposer les revenus du capital comme ceux du travail
  • Rendre la CSG progressive avec 14 tranches
  • Instaurer un impôt universel sur les entreprises (basant leur taxation sur l’activité effectivement réalisée en France) et sur les revenus des particuliers pour lutter contre l’évasion fiscale
Définanciariser l'économie réelle:
  • Moduler l’impôt sur les sociétés selon l’usage des bénéfices pour encourager l’investissement en France et pénaliser le versement de dividendes
  • Interdire aux entreprises de distribuer un montant de dividendes supérieur à leurs bénéfices

Posté le 29/03/22 à 13:59 :

sidN a écrit :@da23ad, dans mes expériences récentes je constate plutôt que la réticence vient des employés et non des managers. Dans ma mission actuelle tous mes responsables insistent qu'on fasse du télétravail au moins 2 fois / semaine mais j'ai des collègues (la majorité) qui refusent et continuent de se déplacer. C’était aussi le cas dans ma mission précédente
Ah bon ? Comme quoi tout n'est pas blanc ou noir.... Bon après cela dépend du moment... Si c'était au moment ou le gouvernement a "imposé" le télétravail, je peux comprendre que les managers aient suivi...

Quoi qu'il en soit, pour moi, le télétravail devrait être une liberté (totale)... C'est à dire libre aux gens d'en prendre ou non, d'en prendre le nombre qu'ils veulent , quand ils le veulent. Mais je suis assez pecimiste à ce sujet.

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Posté le 27/03/22 à 11:11 :

Droopyann a écrit :@da23ad
Vous aviez déjà proposé cette stratégie de baisse de TJM à long terme.
Il faut dire qu'elle est originale mais un peu en contradiction avec la réalité. En effet, plus le temps passe, plus l'ESN est rentable sur votre mission. En général, le coût pour l'ESN se situe en amont pour décrocher la mission et est quasiment nulle une fois celle-ci lancée. En outre, plus le temps passe, mieux vous maitrisez le contexte de votre client, et plus vous êtes efficaces. A somme de travail égal, vous êtes plus productif avec le temps. Tout ça aurait plutôt tendance à tendre vers une augmentation du TJM dans le temps.
En ce qui concerne la baisse du TJM sur une mission longue, ça ne me choque pas outre mesure. Si effectivement, je n'ai pas d'intercontrat ni de recherche de mission à faire pendant 2 ou 3 ans, cela compense la baisse de quelques dizaines d'euros de TJM.
Il y a un risque il est vrai, mais il se calcule, comme tous risques.
Pour ma part, même s'il est annoncé une mission de 3 ans, je part du principe que ce ne sera pas 3 ans. Mais si déjà je peux faire un an sans avoir à relancer le processus chronophage de recherche de mission, je prends
J'ai clairement un tarif beaucoup plus élevé pour les missions courtes, demandant un investissement de temps conséquent sur une courte période.
Vous réfléchissez du point de vue de l'ESN aulieu de réfléchir du point de vue de l'indépendant. D'autrepart, cette "stratégie" fonctionne très bien puisque je l'applique depuis un bon moment.
 
En général, le coût pour l'ESN se situe en amont pour décrocher la mission et est quasiment nulle une fois celle-ci lancée.
J'ai pas compris.

...

En tout cas l'efficacité n'a absolument rien à voir là dedans...le contexte du client ? De quoi parle t on ? Des noms et prénoms de vos collègues ? De l'emplacement des toilettes, des salles de réunions et du restaurant d'entreprise ? Car si vous faites allusions aux process clients, aux outils , généralement d'une mission à une autre cela peut être peu ou prou les mêmes et ils n'ont qu'assez peu d'influence sur la productivité du consultant. Si vous faites allusion aux contraintes métier coté client, je ne vois pas non plus le rapport... Vous vendez une prestation qui apporte une valeur ajoutée au client. Le temps n'a rien à voir là dedans... éventuellement la quantité , oui (ie économie d'échelle, et c'est bien de cela dont il est question). J'imagine assez mal quelqu'un ayant une femme de ménage dire "écoutez madame, maintenant que vous connaissez bien l'agencement de ma maison, comme vous allez gagner en rapidité, je vous propose de diminuer le prix de vos services"...

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Posté le 25/03/22 à 11:02 :

Leos a écrit :Merci pour ces retours enrichissants.
Le but est aussi pour moi de facturer une compétence et pas un taux horaires et c'est pour ça que je cherche surtout des missions en téltravail ou en remote parceque s'un point de vue organisationnel ça passe mieux... Je m'explique : honnetement je pense que je bosse 1, 5 à 2 fois plus vite et mieux que quand j'étais salarié. Aucune prétention mais je peux squizer les pauses cafés, les réu sans fin, les évents team building, les "j'ai pas envie aujourd'hui et de toute façon je m'en fous le salaire tombera quand même" donc en gros je dois pouvoir faire en 5h ce qui m'aurait pris un jour dans mes anciens jobs salariés. Pour autant je me vois pas facturer uniquement 5 heures parce que je bosse plus mais sur période plus concentrée et sachant que j'ai aussi tous les temps morts type facturation intermission,etc.).. Et en présentiel partir après 4/5 heures et facturer un tjm taux plein je pense qua ça ne passera pas..
Votre réflection est intérressante mais je pense qu'elle est encore un peu trop basée sur le fonctionnement d'un salarié classique. 

Bien que votre TJM soit de fait sur la base de la journée, il ne faut pas se limiter à cela. Il n'y a pas de recette miracle pour le déterminer, mais il doit prendre en compte :
  • vos compétences (c-a-d la plus value que vous apporterez à vos clients)
  • votre capacité à trouver des affaires (c-a-d le temps moyen que vous passez sans mission et donc sans rentrée de chiffre d'affaires)
  • votre budget formation (indispensable à mon avis et bien trop souvent mis de coté par les indépendants)
  • vos jours non-prestés (vacances)
Je pense qu'une fois qu'on a vraiment l'état d'esprit d'indépendant, toutes ces questions trouvent solution... Je donne un exemple pour illustrer...et encore une fois ce n'est que mon point de vue....


Vous êtes approché par une SSII qui vous sort le blah blah habituel " Monsieur Dupont, j'ai une mission interressante à vous proposer chez mon client...C'est une mission longue, de 3 ans...Ah oui, votre TJM est de 600€....Mais c'est une mission longue donc vous pouvez le baisser à 500€ car vous aurez de la visibilité sur 3 ans"

Deux approches possibles:

1- L'approche de la majorité des indépendants : Vous acceptez de baisser votre TJM. Sachant que la visibilité sur 3 ans n'a absolument aucune valeur juridique, vous prenez le risque de ne pas faire les 3 ans chez le client et donc d'accuser une perte moyenne de chiffre d'affaires.

2- L'approche de quelques indépendants : Vous dites à la SSII " écoutez, je veux bien revoir mon TJM à la baisse, mais seulement après X mois de prestation chez le client".... Par exemple, vous commencez à 600€ et après X mois vous acceptez de diminuer votre TJM de X euros. Et le tout devra bien évidemment être écrit dans le contrat. Cette méthode vous permet de faire un pas, un effort vis à vis de la SSII qui du coup ne peux pas vous repprocher d'être "trop cher", et ça l'oblige à travailler en votre faveur pour que la mission dure le plus longtemps possible pour qu'elle fasse augmenter sa marge dans le temps...

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Posté le 24/03/22 à 17:32 :

C'est une question très interessante car en France, les clients ont BEAUCOUP de mal à comprendre la nature du statut d'indépendant...et beaucoup d'indépendants non plus ne la comprennent pas d'ailleurs.

Je donne juste deux exemples pour illustrer : 

1- récemment j'ai passé un entretien avec un client final, via une SSII, et le client m'a demandé pourquoi je l'ai ai choisi et ce que je pensais de la culture d'entreprise... J'ai du lui faire comprendre que ces questions n'avaient de sens que dans le cadre d'un entretien pour l'embauche d'un salarié...il a eu un court blackout d'une seconde avant de me donner raison.

2- les CRA des SSII et des clients ne sont pas adaptés aux indépendants.... On n'y trouve des références aux jours de RTT, de congès payés...etc...

Je ne parle même pas des clients qui viennent dire à un indépendant " je serai ton responsable hierarchique" ... euh... ben non , tu seras mon clients, coco, et c'est déja  pas mal .



Bref, du coup , la question du temps journalier passé chez un client montre à quel point les missions dites en régie ne correspondent pas bien au statut d'indépendant. En effet, comme il ne s'agit pas d'un contrat de travail, mais d'un contrat commercial, toutes les questions de 35/40H ne s'appliquent pas. Car l'indépendant est EN THEORIE là pour vendre une compétence et non son temps.

Si les choses ne sont pas précisées dans le contrat commercial et que vous souhaitez être tranquille juridiquement et vis à vis du client final, vous pouvez exiger de demander l'ajout de clauses (durée quotidienne...heure supplémentaire à X% à compter de telle heure avec validation du client) comme pour un contrat de travail classique. Libre ensuite à la SSII de l'accepter ou non. 

Je reviens encore avec ma petite marote, mais entant qu'indépendant, c'est A VOUS de défendre VOS intérêts... Ce n'est ni la SSII , ni le client final qui le feront.