L'informatique de 2021, quelles tendances ?


Publié le 08-01-2021 par Modérateur FREELANCE INFO



L’année 2020 a définitivement été très mouvementée autant sur le plan sanitaire qu’économique. Dans tous les secteurs, des changements ont été nécessaires. Le domaine informatique a été particulièrement concerné. Pour s’adapter, de nombreuses entreprises ont dû se digitaliser et, avec les confinements, les volumes de données transférés et stockés ont été décuplés entraînant l’essor du cloud, des applications de partage ou encore des objets connectés. Ces élans vont-ils se poursuivre pour l’année qui vient ? Quelles tendances pour l’informatique de 2021 ?

Avènement de l’intelligence artificielle

L’augmentation du télétravail et de la distanciation sociale ouvrent de nombreuses perspectives pour le domaine de l’intelligence artificielle (IA).

En 2021, ses objectifs seront de participer à la restructuration des nouveaux modes de vie et de communication initiée par la crise de 2020 et de répondre à des besoins accrus.

La pandémie de Covid a aussi eu un immense impact économique. Face à cette situation, les secteurs des finances et des entreprises vont probablement investir davantage dans l’IA afin de bénéficier d’informations « intelligentes », automatiques et prédictives.

Ces investissements dans l’IA vont entraîner la croissance de puces d’intelligence artificielle, utilisées notamment pour l’apprentissage automatique. Celles-ci sont les seules capables de gérer les nombreux calculs et traitements nécessaires aux algorithmes prédictifs de l’IA. Selon une étude d’Allied Market Research le secteur des puces activées par l’IA devrait ainsi connaître un taux de croissance supérieur à 45 % d’ici 2025.

L’essor de l’IA va également soutenir le développement de l’internet des objets (IoT) en stimulant la demande d’outils et de technologie « artificiellement intelligents ».

Développement de l’internet des objets

Dans le domaine de l’internet des objets , la Covid a également amorcé de profonds changements, notamment dans les secteurs de l’industrie et du médical. Les appareils de santé connectés et à distance ont révélé toute leur utilité et suscitent désormais un grand intérêt chez les professionnels et leurs patients.

Dans l’industrie, la maintenance prédictive est devenue un enjeu majeur pour 2021. Le déploiement des objets intelligents connectés dans ce domaine permettrait d’éviter les temps d’arrêts prolongés et les déplacements coûteux de techniciens.

En revanche, l’expansion du marché de l’IA risque de se heurter à deux obstacles en 2021. D’une part, ce secteur va connaître une pénurie d’emploi qualifié. L’IA demande en effet des connaissances en développement d’algorithmes complexes ainsi que des compétences avancées en génie logiciel, dans la gestion de la programmation distribuée et simultanée ainsi que dans les protocoles de communication. 

D’autre part, les technologies basées sur l’IA se basent sur des calculs très complexes, des délais d’exécution rapides et des volumes de données exponentiels. Si les puces IA sont capables d’effectuer les traitements, il faut encore que le réseau suive.

L’informatique de 2021 : vers une saturation du cloud ?

Stimulées par la crise du Covid, les dépenses dans le cloud ont fortement augmenté. Le cabinet Forrester (spécialiste des études de marché sur l’impact des technologies dans le monde entrepreneurial ) a ainsi revu ses prédictions pour 2021. Il prévoit désormais une hausse de plus de 35 % des dépenses dans le cloud, contre 28 % précédemment.

Avec ses solutions flexibles et résilientes, le cloud computing devient un véritable atout concurrentiel pour les entreprises. En effet, l’efficacité de leur stratégie cloud influe directement sur leur capacité d’adaptation et de reprise en cas de crise.

Le plus gros poste de dépense restera probablement en 2021, le SAAS (software as a service) qui regroupe des logiciels et applications disponibles en dehors de l’entreprise et accessibles par internet.

Le deuxième poste sera certainement l’IAAS (infrastructure as a service), une forme de cloud computing qui permet aux entreprises d’externaliser et de virtualiser leur infrastructure informatique. Il s’agit par exemple de l’achat ou de la location de serveurs distants destinés au stockage de fichiers centralisés.

La majorité des entreprises mondiales s’appuient déjà sur l’infrastructure et l’hébergement de quelques fournisseurs d’espaces de stockage en ligne comme Amazon, Microsoft ou Google. Cette tendance risque encore de s’accentuer en 2021. D’autant plus que les particuliers se tournent également davantage vers ces solutions que ce soit dans le cadre professionnel ou personnel. Au premier semestre 2020, l’utilisation des services cloud de la suite « Microsoft azure » a ainsi augmenté de près de 775 % dans les pays où le confinement était instauré.

 

Le développement de l’IoT accentue encore cette tendance. Des études statistiques prévoient que d’ici 2025, plus de 75 milliards d’appareils connectés seront en fonctionnement à travers le monde.

Cependant les possibilités de croissance du cloud ne sont pas infinies. Ces vingt dernières années, la vitesse de débit internet a été multipliée par 170. Mais, sur la même période, le volume de données par utilisateur a lui été multiplié par 10 000 et l’écart tend à se creuser en 2021. Cette situation pose des problèmes de latence et de fiabilité obligeant les fournisseurs de cloud à se tourner vers d’autres technologies, avec, en première ligne l’Edge Computing.

L’essor de l’Edge Computing

L’edge computing ou informatique en périphérie est une architecture réseau ayant pour objectif de réaliser le traitement des données aussi près que possible de leur source. Pour les objets connectés par exemple, il s’agit d’exécuter la majorité des calculs sur le périphérique avant de transférer, si nécessaire, les résultats sur un serveur distant.

L’edge computing possède plusieurs avantages :

  • limitation de l’utilisation de la bande passante et des frais associés,

  • diminution de la latence,

  • réduction des besoins en ressources serveur,

  • capacité d’effectuer les traitements localement et en temps réel.

Mais l’edge computing devra aussi relever de nouveaux défis en 2021 notamment en matière de coût et de sécurité des données.

Les appareils connectés nécessitent des espaces de stockage beaucoup plus importants pour réaliser les opérations. Il est également plus difficile de sécuriser des équipements mobiles et distants pouvant exécuter des traitements à l’extérieur d’un réseau sécurisé.

L’informatique de 2021 devra donc faire face à une croissance exponentielle des données. Cela passe par une adaptation des réseaux et infrastructures, mais aussi de l’emploi dans ce secteur. Les profils de data engineer, ingénieur devops/cloud, architecte/intégrateur big data, ou encore data analyst seront particulièrement recherchés.

Et vous, quelles tendances avez-vous repérées pour l’année à venir ? Que pensez-vous de l’essor de l’ IA, des évolutions du cloud et de la croissance de l’IoT ? N’hésitez pas à nous faire part de vos avis  sur le forum ! 

 

Sources :

Étude Statista sur l’iOt : https://fr.statista.com/themes/2972/les-objets-connectes/

https://go.forrester.com/blogs/predictions-2021-technology-diversity-drives-iot-growth/

https://www.alliedmarketresearch.com/artificial-intelligence-chip-market

https://www.networkworld.com/article/3224893/what-is-edge-computing-and-how-it-s-changing-the-network.html

 



Modérateur FREELANCE INFO