Quels indicateurs de performances suivre lorsque l'on est freelance ?


Publié le 02-08-2021 par Modérateur FREELANCE INFO



L’indicateur de performance permet de mesurer l’efficacité commerciale d’une activité. Pour les travailleurs indépendants, cet outil est très important pour faire le bilan, s’autoévaluer, et pouvoir prendre de nouvelles résolutions. Il y a plusieurs indicateurs de performance qui peuvent vous aider à analyser l’état de santé de votre business. Nous pouvons en énumérer quelques-uns.

Le chiffre d’affaires

Le CA est l’indicateur par excellence pour mesurer la santé de votre business, et ce n’est pas seulement pour les free-lances. Il faut toujours comparer votre chiffre actuel à celui de l’année précédente, pour pouvoir déduire le pourcentage d’évolution (ou pas). La comparaison peut se faire sur une base mensuelle, trimestrielle, semestrielle, ou même annuelle, pour obtenir des données encore plus efficaces. Si vous avez un business soumis à une saisonnalité des ventes, l’idéal serait de prendre en compte cet aspect lors de votre évaluation.

Il faudrait tout même préciser que le chiffre d’affaires ne suffit pas à lui seul pour appréhender la trajectoire de votre activité. Après tout, il peut arriver que vos charges et dépenses augmentent au même titre que le CA. Ce serait tout à fait normal qu’il y ait équilibre entre ces deux points. Vous devez donc prendre en compte d’autres indicateurs de performance en même temps.

Les impôts

Les freelances ont des charges beaucoup plus faibles, lesquelles se limitent généralement aux frais de fonctionnement (téléphone, internet, etc.). Pour ceux qui travaillent depuis leur domicile, le logement et le local sont généralement inclus dans les frais professionnels. Mais si vous évoluez en société, nous pouvons vous faire des recommandations par rapport aux impôts.

Les dépenses que vous réalisez dans l’intérêt de votre activité peuvent être intégrées à vos charges, et par conséquent, être payées par la société, ou au moins faire l’objet d’une note de frais (sauf peut-être pour les frais vestimentaires). Ce qu’il faut comprendre avec cette démarche, c’est qu’elle permet de diminuer votre bénéfice. Cela peut vous paraître absurde, mais c’est en réalité une astuce très judicieuse. Les freelances qui travaillent en société doivent savoir que l’impôt est calculé sur leur bénéfice et non sur leur chiffre d’affaires. On vous taxera moins si vos bénéfices ne sont pas très grands. Le fait d’intégrer toutes ces dépenses à vos charges vous sera donc avantageux. De plus, si vous n’êtes pas soumis au régime micro entrepreneur, vous pourrez toujours récupérer la TVA.

Les charges professionnelles

Il est important de se demander si vos charges professionnelles sont suffisamment optimisées. Elles peuvent diminuer votre bénéfice pour vous permettre de payer moins d’impôts, mais il faudrait éviter de tomber dans l’excès. Imaginez que vous avez un CA en hausse, et que parallèlement vous avez un très faible bénéfice. Cela traduit surtout une mauvaise gestion de votre activité.

Prenez donc le temps de vous attarder sur les dépenses que vous avez effectuées au cours de l’année, et interrogez-vous sur vos véritables besoins et la façon dont vous utilisez vos différentes ressources. Le fait d’interroger chaque dépense permet de construire un budget « en base zéro » et d’optimiser les coûts de fonctionnement, afin qu’ils reflètent vos véritables besoins.

Le CAC (Coût d’acquisition client)

Ici, on fait référence aux dépenses engagées afin de convaincre un prospect pour qu’il adopte vos services. C’est à cela que renvoie le terme coût d’acquisition client. Pour déterminer le CAC, il faudra faire le total de toutes vos dépenses de prospection, et vous allez ensuite diviser ce résultat par le nombre de prospects que vous avez réussi à convaincre. Ces dépenses peuvent être liées à des inscriptions aux événements, à des abonnements à des plateformes freelances, des publicités pour le site, etc.).

Cet indicateur de performance est très lié à votre métier, votre secteur d’activité, ainsi que les tarifs pour l’exécution des tâches. Plus le CAC est faible, plus la santé de votre business est meilleure.

Le revenu moyen par client

Le revenu moyen par client, également connu sous l’appellation ARPU (Average Revenue Per User), est une notion très prisée auprès des éditeurs de solutions en ligne, de type SAAS. Cela leur permet d’avoir une idée précise de ce que rapporte un client en moyenne. Pour calculer cette formule, il faudra faire la somme de toutes les factures de ventes, et la diviser ensuite par le nombre de clients. Le résultat vous renseignera sur votre dépendance à la clientèle.

Si vous constatez que les clients génèrent une large part dans votre chiffre d’affaires, c’est que vous êtes en train de courir un risque sérieux si certains d’entre eux venaient à stopper leur contrat. Par ailleurs, si vous constatez que le revenu moyen est faible, avec un volume important de clients, c’est qu’à l’évidence vos missions IT rapportent peu de bénéfice. Il vous faudra donc revoir vos tarifs à la hausse, ou même essayer de monter en gamme vos clients.

La productivité

Il s’agit là d’un indicateur de performance qui renseigne sur la relation entre la quantité de résultats produits et les ressources déployées pour l’atteinte de ces données. Avec l’expérience, votre productivité devrait augmenter. Il y a aussi les outils de travail qui peuvent impacter sur la productivité. C’est le cas par exemple avec le matériel utilisé, la connexion internet, etc. La productivité doit être surveillée régulièrement pour pouvoir conserver une production optimale. C’est un aspect très important.

Le taux horaire

Le TJM fait également partie des indicateurs de performance les plus efficaces pour déterminer la santé de votre activité. C’est au moment de commencer votre activité que vous devrez déterminer votre taux horaire. Durant vos missions, prenez le temps d’analyser si ce taux est bien respecté. Et si tel n’est pas le cas, vous devrez vous interroger sur deux points. La première concerne le temps que vous passez sur certains clients, et la seconde est sans doute liée au fait que vous sous-facturez vos clients. Avec le temps, ce taux peut-être soumis à des évolutions. Si vous avez accumulé plusieurs années d’expérience dans votre domaine, vous pouvez revaloriser votre taux horaire chaque année.

 



Modérateur FREELANCE INFO